Marie a rejoint le GIC il y a 10 ans. Aujourd’hui skippeuse confirmée, elle encadre plusieurs croisières par an et forme de nouveaux marins. Rencontre avec une passionnée.
Comment es-tu arrivée au GIC ?
Marie : « J’ai découvert la voile assez tard, à 28 ans. Un ami m’a emmené faire un stage de voile, et ça a été le coup de foudre. J’ai ensuite cherché un club pour progresser en croisière, et j’ai trouvé le GIC. »
JM : Et qu’est-ce qui t’a plu dans l’esprit GIC ?
M : « L’aspect associatif et bénévole. Au GIC, on n’est pas des clients, on est des équipiers. Tout le monde participe, apprend, progresse ensemble. C’est cette dimension collective qui m’a séduite. »
Le parcours jusqu’à skippeuse
JM : Comment devient-on skippeuse au GIC ?
M : « C’est un parcours progressif. J’ai d’abord participé à des croisières en tant qu’équipière, puis j’ai pris de plus en plus de responsabilités. Formation théorique, permis hauturier, puis co-skippage sur plusieurs croisières avant de prendre mon premier bord en autonomie. »
« Être skippeuse, ce n’est pas seulement savoir naviguer. C’est aussi gérer un groupe, anticiper les difficultés, transmettre ses connaissances. »— Marie
Une journée type en croisière
JM : À quoi ressemble une journée type quand tu es skippeuse ?
M : « Je me lève tôt pour vérifier la météo et planifier la navigation. Briefing d’équipage le matin, puis navigation avec participation de tous aux manœuvres. L’après-midi, on fait souvent des exercices : homme à la mer, prise de ris, navigation côtière. Le soir, débriefing et préparation du lendemain. »
La transmission, une passion
JM : Qu’est-ce qui te plaît le plus dans le rôle de skippeuse ?
M : « Voir les gens progresser. Quand un équipier réussit sa première manœuvre d’accostage ou comprend enfin comment régler une voile, c’est magique. La transmission, c’est le cœur du GIC. »
Conseils aux futurs skippers
JM : Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut devenir skipper ?
M : « Naviguer, naviguer, naviguer. Il n’y a pas de secret. Et ne pas avoir peur de poser des questions, d’admettre qu’on ne sait pas. L’humilité est essentielle en mer. »